Musicothérapie

La musicothérapie est une des composantes de l'art-thérapie qui consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique, pour rétablir, maintenir ou perfectionner la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne.



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Art-thérapie - Médecine non conventionnelle

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La musicothérapie est une des composantes de l'art-thérapie qui consiste à utiliser la musique comme outil thérapeutique, pour rétablir, maintenir ou perfectionner la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne.

Une autre conception de la musicothérapie est proposée par Benenzon, qui considère que la musicothérapie est une psychothérapie non-verbale. Elle s'adresse par conséquent à des sujets qui n'ont pas accès au langage. Benenzon considère le sujet dans un espace relationnel, s'inspire de l'école de Palo-Alto et s'appuie sur les conceptions psychanalytique de Rosolato.


Les origines de la musicothérapie

Bien que la musicothérapie, ou les thérapies musicales, existent depuis l'Antiquité sous une forme empirique, ce n'est qu'au vingtième siècle, dans les années soixante, que la notion d'une profession dans ce domaine fait son apparition à l'état expérimental, surtout au Canada ainsi qu'aux États-Unis.

Des origines préhistoriques

La musique semble avoir toujours existé. Chants, battements de mains, choc de pierres ou de morceaux de bois etc. Il est par conséquent particulièrement complexe de dater, même approximativement, son origine.

Néanmoins quelques travaux existent en préhistoire ; et la cœxitence de deux espèces et la naissance d'instrument de musique, sont actuellement attestés.

«Moins 50 000 ans, différents humains sont installés partout dans l'ancien monde, ils sont cueilleurs, chasseurs, et sont pourvus d'une conscience, mais ils ne sont pas nos ancêtres, car celui qui l'est c'est l'Homo sapiens qui veut dire homme sage, mais on ne sait pas d'où il vient. Neandertal qui domine alors le monde va faire la rencontre de l'Homo sapiens plus évolué que lui, différent, mais rien n'empêchera ces deux " Hommes " de vivre paisiblement durant des millénaires et de s'apprendre mutuellement techniquement et culturellement, l'Homo sapiens héritera même largement de l'Homme de Neandertal. Mais le déclin de ce dernier est en marche, quelques générations suffiront pour le voir disparaître sans qu'on sache vraiment pourquoi, les causes sont probablement nombreuses. Il laissa néenmoins énormément de lui après sa fin il y a 25 000 ans, ses croyances, ses progrès technologiques…» in Homo sapiens : livre, bd et film. Film Homo sapiens de Jacques Malaterre (2004), scénario de Jacques Malaterre, Frédéric Fougéa et Pierre Pelot, sous la direction scientifique d'Yves Coppens, coproduit par Boréales, Productions Pixcom, France 3, France 5, TSR, RTBF, To Do Today Productions, Discovery Channel, ZDF, Sagrera, TVE et Rainbow Angels.

La découverte qu'il a existé des instruments de musique, chez d'autre espéce que "la notre", est attestée : Il s'agit des néanderthaliens.

«Il y a énormément de comportements culturels qui distinguent l'Homo sapiens des animaux. Aucun autre organisme, vivant ou fossile, n'a créé des outils pour faire d'autres types d'outils plus complexes, enterré ses morts, contrôlé l'usage du feu, pratiqué des cérémonies religieuses, utilisé une syntaxe complexe avec des règles de grammaire parlée, a joué des instruments de musique. Pourtant, l'étude des fossiles montre que les Néandertaliens s'adonnaient à tout cela. " "Neanderthals are still humans!» in Vital Articles on Science / Creation May 2000. Impact No. 323. Institute for Creation Research

Cependant des auteurs contemporains parlent de plus en plus des aspects préhistoriques de la musique mais également utilise les apports de sciences de la préhistoire pour donner du sens, et ceci même à une pratique, aussi contemporaine, que celle de la musicothérapie.

«L'utilisation de la musique, des sons existent dans l'ensemble des tribus, les groupes, et les sociétés. Et peut être le plus étonnant de tout c'est que la musique nous est venue (où est co-venue) d'une autre espèce que la nôtre. (... ) La fabrication de flûtes est attestée depuis des temps extrêmement reculés. La plus ancienne trouvée est sous la forme d'un fragment taillé dans un fémur d'ours trouvé dans la grotte de Divje Babe en Slovénie (... ) Les spécialistes l'ont daté de 43.000 ans et a été façonné par l'Homme de Neandertal et non des homo sapiens sapiens comme on aurait pu s'y attendre. Il n'y avait pas d'homo sapiens sur cette zone à cette époque. (... ) Même si les esprits ne sont pas forcément ouverts à l'entendre il y a de fortes probabilités qu'une grande part " d'origine " de notre culture dont la musique, proviennent d'interactions avec cette espèce. Si cette version de l'histoire se maintient (les connaissances apportées par les sciences de la préhistoire évoluent énormément et vite), cette partie de l'histoire de l'humanité n'est pas sans intérêt quant à la perspective que nous pouvons avoir dans ce qu'est la musique d'aujourd'hui et même ses applications (dont la musicothérapie) qui en découlent actuellement. » in Fappani Frederic., La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus (2007)

Ces auteurs permettent de restituer la naissance de la musique, une philogénése de la pratique et de la pensée en lien avec la musique, tel que le fait, F. Fappani, quand il parle d'apparition d'outils chez les néanderthaliens.

«La présence de la musique telle qu'elle est dans notre culture et ses applications dont la musicothérapie seraient nées d'une ouverture à une autre espèce, à une autre culture ainsi qu'à des interactions avec elles. (... ) La leçon que nous apporte l'histoire est celle de l'ouverture à soi et de l'émancipation grâce à du tiers extérieur. N'est ce pas ce qui passe dans les cabinets des musicothérapeutes ?» in Fappani Frederic., La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus (2007)

L'ouvrage «les chamanes de la préhistoire, texte intégral : polémique et réponses, Jean Clottes et David Lewis Williams ed. La Maison des Roches (25 janvier 2001) », montre la difficulté à s'exprimer sur le sujet. Les polémiques vont bon train dans ce domaine de la recherche et certaines découvertes liées aux capacités intellectuelles, psychiques ou physiques qui n'avaient pas été envisagées chez ces hommes des temps anciens, se heurtent paradoxalement à une inacceptation du fait scientifique.

Néanmoins, force est de constater que les recherches sur les pratiques chamaniques ou les hommes préhistoriques, ne nous apportent pas pour l'instant, de preuve "de musique qui soigne" apparue explicitement à l'époque de la préhistoire. La recherche dans ce domaine, explicitement centrée sur la musique, est de fait marginale.

Dans l'ouvrage de Clottes J. & Lewis-Williams D., il existe plusieurs images de danse et d'instrument de musique, par exemple celle du "Chaman de la pluie se transformant en hirondelle". «La manière dont nombre d'images furent réalisées […] suggère que les artistes [de la préhistoire] recréaient – ou en un certain sens, re-rêvaient – leurs visions et les fixaient sur la paroi, reconnue comme la membrane qu'elles avaient dû franchir pour se matérialiser. […] Cette matérialisation a pu avoir lieu au cours d'un état altéré de conscience, quand le chamane s'efforçait de toucher et de concrétiser les images qui flottaient devant lui sur les parois. » in Les chamanes de la préhistoire, Clottes J. & Lewis-Williams D., Ed. La Maison des Roches, 2000, p 105

Avons-nous là une pratique thérapeutique ? Ce doute se retrouve chez des auteurs qui se demandent comment prendre "la parole sur le sujet" : «Écrire un "commencement", une génèse de la musicothérapie n'est pas des plus aisée. D'ailleurs ne faudrait-il pas, au sens strict, faire démarrer l'histoire à partir du moment où le mot fut forgé ? Ou a partir du moment où la pratique fut définie (si tentée qu'elle le soit actuellement)... sous peine d'être anachronique ou de parler de quelque chose qui n'a rien à faire avec la musicothérapie ?» in Fappani Frederic., La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus (2007)

Des origines antiques

Les liens entre la musique et la médecine date de la genèse, mais la musique ne s'appelait même pas encore musique, elle était un assemblage de sons fréquemment associé à la magie. Ainsi chaque peuple a attribué aux sons ainsi qu'à la musique un pouvoir magique jusqu'à ce que la musique puisse être étudiée et devienne une discipline. Dans l'antiquité les questions liés au mental, à la psyché ne sont pas traitées comme telles pour deux raisons majeures : D'une part la pensée religieuse qui englobe tout, ne reconnait pas les troubles psychiatriques mais des manifestations du divin at d'autre part il n'y a pas dans ces époques de différenciations entre psychisme et soma. Tout est traité dans le corps. C'est Hippocrate qui apportera un début de différentiation en distinguant des troubles mentaux tels la phrénétis, la manie ou la mélancolie

Ve siècles avant J. -C chez les Grecs antiques : La Musicothérapie.

La musique était étudiée chez les Grecs comme une science associée aux mathématiques, à la physique, à la médecine.

Achille donnant des soins Patrocle, kylix à figures rouges du peintre de Sôsias, v.  500 av. J. -C. , Staatliche Museen de Berlin

Certainement inspirée par la médecine égyptienne, la médecine en Grèce antique est censée remonter à l'époque homérique. Elle ne prend cependant son véritable essor qu'au Ve siècle av. J. -C. avec Hippocrate.

Icône de détail Article détaillé : Médecine en Grèce antique.

De nombreux témoignages rédigés nous parlent de la pensée helléniste en ce qui concerne les maladie de l'esprit, mais également les maladie de l'esprit en lien avec la musique. Comme nous l'apprend l'ouvrage de Jackie Pigeaud «Folie et cures de la folie chez les médecins de l'Antiquité gréco-romaine».

Parmi les auteurs grecs antiques il y a par exemple, Hippocrate :

Hippocrate (Ve siècle avant Jésus Christ) était un médecin qui a effectué la première synthèse des connaissances de son temps. C'est lui qui est à l'origine de la théorie dites de la "théorie humorale". Selon celle-ci, la santé dépend de l'équilibre des humeurs (sang, bile... ). Dans cette conception, il n'y a pas de différence entre maladies de l'esprit et maladies du corps mais la distinction commence à naître. Les troubles des humeurs altèrent le fonctionnement du cerveau et provoquent ainsi la folie. Le médecin cherche alors à restaurer l'équilibre, surtout par une alimentation et des médicaments appropriés, ce qui n'exclut pas l'écoute du malade.

Les traités qui composent le Corpus hippocratique ne sont pas forcément rédigés par ce que nous appellerions un médecin. Aristote in Politique, III, 11, 11. reconnaît ainsi trois catégories de personnes habilitées à parler de médecine : le praticien (δημιουργός / dêmiourgós), le professeur de médecine ou médecin savant (ἀρχιτεκτονικός / arkhitektonikós) et l'homme cultivé qui a étudié la médecine au cours de son cursus général. Les sophistes prétendent aussi pouvoir enseigner, entre autres disciplines, la médecine.

Cependant, une distinction se fait jour, dans le Corpus hippocratique lui-même, entre d'une part le médecin et le profane (Sur l'ancienne médecine), d'autre part le médecin et le charlatan (Sur la maladie sacrée). Nous avons connaissance d'une école spécialisée à Cnide et la famille des Asclépiades, à Cos, peut être reconnue comme une école.

Si les médecins sont fréquemment des hommes libres, il arrive que des esclaves apprennent la médecine, soit au contact de leur maître, lui-même médecin, soit sur demande de leur maître qui souhaite bénéficier d'un médecin privé.

La formation des médecins se fait la majorité du temps par apprentissage. Les disciples apprennent l'art du diagnostic et du pronostic auprès de leur maître, de même que les actes médicaux : saignées, lavements par clystères, pose de ventouses mais également actes chirurgicaux comme la trépanation.

A ces textes fondamentaux, à cette démarche, s'ajoutent aussi d'autres auteurs qui poursuivent cette perspective. Ainsi chez les Grecs, ils existaient déjà des "musicothérapeutes" qui influençaient " l'humeur et les humeurs en utilisant divers instruments, rythmes et sons". Patrick l'Echevin, dans son ouvrage Musique et Médecine - Stock Musique, 1981 nous apprends que "selon le mal, ils choisissaient l'aulos au jeu extatique et émouvant ou celui doux et harmonieux de la lyre"

Parmi les auteurs grecs antiques il y a également par exemple, Pythagore :

Pythagore et ses disciples considéraient que toute chose se compose de nombres et des figures mathématiques y compris la musique. Pour eux, les mouvements des planètes généraient une musique des sphères, ils ont alors contribué à l'élaboration d'une "musicothérapie" pythagoricienne pour mettre en symbiose l'humanité et les sphères célestes.

Les Grecs attribuaient toutes sortes de vertus à la musique, un pouvoir merveilleux sur les âmes. Leurs philosophes avaient définis particulièrement minutieusement l'expression ou le caractère moral (êthos) de chaque mode. Le dorien était austère, l'hypodorien fier et joyeux, l'ionien voluptueux, le phrygien bachique, etc.

Telle musique disposait au courage, à l'action ; telle autre, à la sobriété, à la retenue ; telle autre, à la mollesse, au plaisir. Dans l'éducation des enfants et des jeunes gens, la musique avait une place de première importance, et elle était reconnue comme indispensable pour former le caractère.

Platon et Aristote ont longuement développé la théorie de l'influence de la musique sur les passions et sur la moralité. Ils ont soigneusement distingué la musique qui relâche les mœurs de celle qui tend l'âme vers le bien de l'individu et vers celui de la Cité.

Ils ont fait même de l'éducation musicale une question d'État à proprement parler, et , en cela, ils étaient totalement d'accord avec leurs contemporains. L'État a le devoir de veiller au maintien de la morale, et , pour cela, de règlementer l'usage de la musique. Platon propose, à cet égard, l'Égypte pour modèle : il voudrait que fussent fixés par des lois les chants qui sont totalement beaux et que ceux-là seuls fussent appris à la jeunesse. Les anciens Grecs n'avaient-ils pas nommé les mélodies de leurs chants des lois (nomoi), indiquant par là que c'étaient des formules-types, des formules consacrées, auxquelles il était interdit de rien changer. Et nous voyons ainsi combien cet art musical de l'antiquité restait toujours voisin des pratiques religieuses avec lesquelles il avait été en premier lieu intimement uni et même confondu.

La Musicothérapie et les hébreux :

Les hébreux (du latin Hebræi, du grec ancien Ἑϐραῖοι / Hebraioi, lui-même issu de l'hébreu Ivri ????) sont un ancien peuple sémitique du Proche-Orient.

Les hébreux apportent une conception religieuse monothéiste, s'inscrivant en faux contre le polythéisme et la magie.

La maladie est pour eux la punition des péchés, et les prêtres apparaissent comme des guérisseurs. Bible. Deut. 28.28 "Yahvé te frappera de délire, d'aveuglement et d'égarement des sens, au point que tu iras à tâtons en plein midi comme l'aveugle va à tâtons dans les ténèbres, et tes démarches n'aboutiront pas".

La musicothérapie apparaît parmi les traitements ainsi David joue de la harpe à Saül (???? - Šā'ûl, Sha'ul «Désiré») agité :

David fut envoyé à Saül pour lui jouer de la cithare lorsque l'esprit de ce dernier le troublait et il gagna ainsi la bienveillance du roi. Après un certains temps, il regagna la maison paternelle et reprit son travail de berger pendant quelques années. Les Philistins envahirent une fois de plus le pays et s'installèrent entre Soko et Azéqa, à Éphès-Dammim. Saül, Abner, son général et ses hommes partirent les affronter et David se joignit à son armée. C'est à cet lieu que David terrassa Goliath, le champion des Philistins, un exploit qui fit fuir l'ennemi et assura la victoire aux hommes de Saül. Le roi prit David à son service mais en devint jaloux. Il développa pour le nouveau héros une animosité qui l'incita plusieurs fois à tenter de le tuer, sans cependant accomplir le geste.

Avec le temps, les Hébreux se teintent de culture grecque au cours des siècles ; ils en assurent le maintien et la transmission aux Arabes.

V siècles avant J. C en Chine : La Musicothérapie.

S'il est un pays ou la musique est l'essence de la vie, c'est bien la Chine ! Les Chinois avaient déjà répertorié une centaine de sortes de musicothérapies cinq siècles avant J. C.

D'après François Picard, «la substance de la musique réside pour les chinois dans le son … elle équivaut à une résonance, réponse spontanée, mise en mouvement de l'air, des souffles … elle est aussi le lien établissant l'harmonie de l'homme entre le ciel et la terre».

Les sages avaient découvert que chaque organe interne de notre corps a son propre rythme et donc vibre à un son qui lui est propre. A ces différents organes correspondait les six sons suivants : Chui, Hu, Xi, Ke, Xu, Xia

Plus tard sous la dynastie Tang (618-907) la théorie des cinq éléments fait son apparition.

Tableau des Cinq éléments (non-exhaustif - source : Wikipedia chinois)
- Bois Feu Terre Métal Eau
Note de musique chinoise
(dispositif pentatonique)
Júe ? (mi) Zhǐ ? (sol) Gōng ? (do) Shāng ? (ré) Yù ? (la)

Ces cinq éléments, le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau, étaient associés aux cinq sons qui ont précédé. Puis ces sons furent aussi associés aux saisons, aux organes Yin et organes Yang. Par exemple le Do correspond aux organes cœurs et intestin grêle ainsi qu'à l'élément feu ainsi qu'à la saison été. Cette correspondance n'est pas le fruit du hasard, mais choisie suivant les sons de la nature. Ainsi, les coups de tonnerre en automne correspondent à la note Shang ainsi qu'à la saison automne.

Ce n'est pas le nom de la note qui détermine la correspondance mais son timbre, ou plutôt la fréquence qui fait réagir tel ou tel organe. Les sons graves résonnent dans la région de l'abdomen mais aussi dans les organes qui lui correspondent alors que les sons aigus résonnent au niveau de la tête.

Les origines de la musicothérapie en France

Dans les années 1940 et 1950, cette nouvelle méthode de musique thérapeutique fut utilisée sur les soldats convalescents pour tenter de soulager les traumatismes de la guerre : insomnies, dépressions post combat, anxiété...

Par la Suite, des recherches approfondies ont été réalisées dans différents instituts, en France comme à l'étranger. Tels l'institut Karajan à Salzbourg qui étudie le pouvoir physiologique de la musique, ou encore le centre de recherche et d'application des techniques psychomusicales de Paris, l'institut Jacques Dalcroze à Genève, créé en 1915.

En France, Les études concernant l'action de la musique sur le corps sont récentes et datent de 1970. Elles ont permis de mettre en évidence que l'écoute de certaines musiques pouvaient avoir des répercussions physiologiques et psychologiques sur l'organisme surtout au niveau cardio-vasculaire, respiratoire, musculaire et végétatif.

Musicothérapie active

La musicothérapie active est axée sur des productions sonores au moyen de la voix, les percussions ou autres. Le sujet devient créateur et s'exprime à travers la musique et les sons. Cette pratique découle le plus souvent de pédagogies actives (inspirées de celles de Carl Orff, Edgar Willems ou Émile Jaques-Dalcroze). La technique de Tomatis, de ses élèves et des dissidents qui s'en sont scindés, comporte elle aussi une phase active durant laquelle le sujet chante, répète certains phonèmes ou lit à haute voix dans le dispositif d'augmentcation et de filtrage dynamique connu sous le nom d'oreille électronique. Les techniques de thérapie vocale (Méthode La Voix qui guérit) et de chant harmonique thérapeutique (Méthode Harmonicothérapie) conçues par Philippe Barraqué, ethnomusicologue (Université de Paris8), musicothérapeute. L'Euphonie Vocale, musicothérapie vocale, créée par Mireille Marie, artiste et pédagogue qui intègre des mouvements corporels du Yoga des derviches, des chants sacrés et du chant improvisé.

Musicothérapie réceptive

La musicothérapie réceptive est fondée sur l'écoute d'extraits musicaux ou de sons (sonothérapie). Le programme sonore est établi après un entretien et un test de réceptivité musicale comme celui du docteur Jacqueline Verdeau-Pailles. Selon la technique établie par Jacques Jost et Edith Lecourt, une séance de musicothérapie réceptive associe trois fragments d'œuvres musicales dont l'audition successive forme trois étapes thérapeutiques : apaisement, détente, relaxation. La pratique tomatisienne table plutôt sur l'audition de sons filtrés de manière variable selon leurs propres caractéristiques grâce à divers appareils qui reprennent tous l'idée de filtrages (ou d'adjonction sonores) dépendant de l'amplitude (oreille électronique, sémiophone, lexiphone, appareil de Bérard, variophone, akousmatix, etc. ).

Biomusicothérapie

La biomusicothérapie, méthode élaborée par le docteur Léon Bence et le compositeur Max Méreaux, est née de la rencontre de la musicologie respectant les traditions et de la neurophysiologie; elle est fondée principalement sur l'action du son au niveau organique. C'est une musicothérapie réceptive extrêmement personnalisée : les extraits d'œuvres sont déterminés selon deux critères fondamentaux :

  1. le choix de la tonalité et du mode qui permettront d'entendre plus souvent les sons recommandés dans le cas reconnu ;
  2. le choix du compositeur correspondant le mieux à la typologie de l'auditeur.

Musicothérapie et psychodynamique

La question surgit par période : la musicothérapie aide-t-elle la personne ? Et si oui en quoi ?

  • à cause des caractéristiques de l'œuvre utilisée ou des caractéristiques sonores de cette œuvre (au niveau rythme, mélodie, harmonie)
  • ou bien, la musique se limite-t-elle à être le vecteur et/ou le prétexte de la communication verbale ou non entre thérapeute et sujet ?

De là, deux courants principaux théoriques, l'un plus proche de la psychosonique, l'autre mieux compris dans l'esprit de l'art-thérapie


nous pouvons rajouter un troisième courant (en réponse à la première question) qui donne une définition autre de la musicothérapie : elle permet l'ouverture de "canaux de communication " à travers des moyens corporo-sonoro-musicaux. Cette conception ne laisse que peu de place à l'utilisation de la musique à des fins thérapeutiques liées à un prétendu pouvoir intrinsèque de la musique. Elle est basée sur la conception d'un sujet en relation avec son environnement, l'objectif étant de perfectionner la qualité du contact avec cet environnement.

Point de vue analytique

«La musique permet la «détente de l'être». Il est notoire actuellement que la musique procure un apaisement. D'ailleurs bon nombre de personne actuellement se font couler un bon bain et se mettent une musique apaisante après une bonne journée de travail ou pour plus simplement se donner un moment sympa avec elle même. Ainsi fatigue, stress et tension s'apaisent. La répétition de ce type d'activité donnant la possibilité alors de gagner légèrement de qualité de vie. Cependant, sans être trop technique sur la structure de la névrose, la névrose a ses causes endogènes (une histoire personnelle malheureuse, des douleurs, les rapports papa-maman-bébé plus ou moins faciles et complexes etc. ) et ses causes exogènes (situations matérielles complexes, conjoint (e) plus ou moins pathogène, plus ou moins violent (e) physiquement ou verbalement, travail plus ou moins pénibles, réveil de douleurs endogènes du a des situations revécues dans le présent etc. ), et par conséquent la névrose ne se réduit pas (ne diminue pas) simplement en prenant même le meilleur des bains et en écoutant même la meilleure des musiques dans le meilleur des calmes envisageables. La névrose et la douleur ne se diminuent pas seulement par la répétition d'attitude même positive pour le sujet. J'attends ici comme «positif pour le sujet» ce qui est agréable pour la personne. Cependant force et de constater que ce «bon maternage en musique de soi même» a des effets bénéfiques tout comme les belles musiques, surtouts la musique classique. A noter que les effets sur la névrose sont moindre que sur le stress ou les tensions intérieures du moment. Ainsi envisager que «la musique classique apaise et que c'est ainsi» pose problème par exemple a certains névrotique qui ne pourront se laisser aller a vivre se genre d'activité ou se feront vivre particulièrement mal cette situation d'écoute et d'apaisement soit pendant soit après cette activité.» in Fappani F., La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus (2007)

Musicothérapeute

Il existe plusieurs lieux de formation à la musicothérapie. Une liste exhaustive est proposée par la cité de la musique


http://mediatheque.cite-musique.fr/masc/?INSTANCE=CITEMUSIQUE&URL=/mediacomposite/cim/30_Metiers_de_la_musique/60_ani/30_musicotherapie.htm 

Les formations proposées dans les universités de Montpellier et Nantes aboutisent après 3 ans à un diplôme qui n'est pas encore reconnu par l'état. Elles se situent dans le cadre de la formation d'origine.

Des formations sont proposées par des structures privées. Elles s'adressent à des professionnels (enseignants, éducateurs, musiciens, personnel soignant.. ) et se situent dans le cadre de la formation continue. Elles se déroulent sous forme de sessions d'une semaine, le nombre de sessions fluctue selon les écoles. A l'issue de la formation, un rédigé est demandé pour obtenir un certificat à la pratique de la musicothérapie.

atelier de musicothérapie de bordeaux http ://www. ambx. net atelier de musicothérapie de bourgogne http ://www. amb-musicotherapie. com atelier sud-Aquitaine de musicothérapie http ://www. asam. fr

Notes et références


Bibliographie

  • D. Anzieu, Les enveloppes psychiques, Paris, éd. Dunod, pp. 199-222 (1987)
  • D. Anzieu, De l'écho à l'enregistrement audiophonique, l'enfant autistique et le magnétophone, Bulletin de psychologie, XVIII, 295, 7-13, pp. 348-355
  • D. Anzieu, Toucher le fond : de l'espace visuel à l'espace sonore, in Revue de Psychothérapie psychanalytique de groupe, N°30, pp. 63-71 (1998)
  • Aulagnier P., La violence de l'interprétation. Du pictogramme à l'énoncé, éd. PUF (1975)
  • B. Auriol, La Clef des Sons, Préface du Pr Jean-Claude Risset, Eres (disponible en ligne) (1994)
  • B. Auriol, Le son au subjectif présent, préface du Pr. Jean-Marie Pradier, Editions du Non-Verbal - AMBx, Parempuyre (1996)
  • Barraqué P., La thérapie vocale, éd. Jouvence (2003)
  • Barraqué P., La Voix qui guérit, éd. Jouvence (1999)
  • Bence L. et Méreaux M., Guide pratique de musicothérapie, éd. Danglès (1987)
  • Bence L. et Méreaux M., La musique pour guérir, éd. Van de Velde (1988)
  • Benenzon R., Théorie de la musicothérapie à partir du concept de l'Iso, Editions du Non Verbal / A. M. BX (1992)
  • Bollas C., L'objet transformationnel", in Revue Française de Psychanalyse, N°4, 1181-1188 (1989)
  • Cassiers F., Musicothérapie et autisme
  • B. Chouvier, , Les processus psychiques de la médiation, éd. Dunod (2002)
  • G. Ducourneau, Éléments de musicothérapie, éd. Dunod, 169 p. (2002)
  • Frederic Fappani, La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus (2007)
  • Lecourt E., Freud et le sonore, le tic-tac du désir, Paris, éd. L'Harmattan (1992)
  • Lecourt E., L'expérience musicale, résonance psychanalytique, Paris, éd. L'Harmattan (1994)
  • Lecourt E., Ouverture à une approche métapsychologique de la musique, Bulletin de psychologie, XLVI, 411, 11-15, pp. 426-439 (1993)
  • Macaire M. N., Entendre sa voix... Le grondement de la caverne
  • Marie Mireille, Libérer sa voix, Saarbrücken, Farren Bel Verlag (2005)
  • Rosolato G., Éléments de l'interprétation, Paris, Gallimard (1985)
  • Spitz R., La cavité primitive, in Revue Française de Psychanalyse, XXIII, I, 205-534 (1959)
  • Vallée R., Essai d'une psychogenèse de l'échec scolaire et d'une dynamique de l'ouverture
  • Verdeau-Pailles J., Le bilan psychomusical, éd. Fuzeau (1988)
  • Verdeau-Pailles J. et KIieffer M., Expression corporelle, musique et thérapie, éd. Fuzeau (1994)
  • Verdeau-Pailles J. La troisième oreille et la pensée musicale, éd. Fuzeau (1995)
  • Dominique Ferraro, Les sons thérapeutiques, le Courrier du livre (2002)
  • Jean-Michel Weiss et Maurice Chavelli, Se soigner et guérir par les couleurs et les sons, éd. du Rocher (1993)

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